Ray Bradbury

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Un écrivain charismatique du 20ème siècle

 Ray Bradbury est un écrivain américain, né en 1920 et décédé en 2012. Maître du roman d’anticipation, modèle de la science fiction et poète des temps moderne : Bradbury fut un des grands auteurs du siècle précédent. L’artiste connut son apogée dans les années 50’s, l’âge d’or de la science-fiction et autres comics. Particulièrement reconnu pour Fahrenheit 451, oeuvre d’anticipation dystopique (inverse de l’utopie) publiée en 1953, l’auteur américain écrivit aussi les Chroniques Martiennes, un recueil de nouvelles, se lisant comme un roman. Ces deux livres (auxquels on peut ajouter L’homme illustré, 1951) eurent un succès retentissant parmi la critique et le public. La première citée fut même adaptée au cinéma, par François Truffaut en 1966, et est désormais considérée comme un classique de la littérature américaine. Ray Bradbury fut de ceux qui anoblirent le genre de la science-fiction, sous-estimé jusque là.  L’oeuvre de l’écrivain resta marquée par l’Histoire contemporaine, notamment la seconde guerre mondiale, ce qui justifie la part de pessimisme, mais également d’espoir, de foi en l’homme,  de ses écrits.

Ecrire le futur

 Modèle pour de nombreux auteurs de science fictions, et ce même si il a toujours nié appartenir au genre, Ray Bradbury grava de son nom cette littérature. Malgré son refus du titre d’écrivain de science-fiction, force est de constater que son oeuvre se rattache au mouvement. En effet, ses romans se déroulent toujours dans le futur, abordent souvent des prouesses technologiques inconcevables pour l’époque (fusées vers Mars)… Mais traiter simplement des thèmes d’une littérature ne fait pas de vous un artiste, un maître du genre. Et là où Bradbury diffère des auteurs de l’époque, c’est au niveau de l’écriture, à la fois charismatique de la science-fiction et poétique. L’écrivain américain conte donc un futur imaginaire, merveilleux et artistique où les hommes, après avoir évité une guerre atomique, se rejoignent sur Mars grâce à des fusées interstellaires… Mais tout n’est pas rose dans l’oeuvre de Bradbury, loin de là. Ses Chroniques Martiennes, bien qu’empruntées d’une naïve légèreté à première vue, critiquent l’homme, sa société et son comportement. Mais c’est sans conteste dans Fahrenheit 451 que l’auteur dévoile le plus son pessimisme vis à vis de la race humaine. Le livre se déroule aux Etats-Unis, dans un futur proche. C’est une dystopie, un monde contre-utopique, où les pompiers, au lieu d’éteindre les incendies, les déclenchent, dans le but de brûler des livres. Bradbury y blâme la société américaine individualiste de consommation qui dénature l’homme en l’assommant à coup de télévision , et autres produits à acheter, tout en le détournant du véritable savoir, l’art – et les livres.

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Fahrenheit 451 et les Chroniques Martiennes

 Fahrenheit 451, l’oeuvre majeure de Ray Bradbury, aujourd’hui considérée comme un chef d’oeuvre du roman d’anticipation, une référence incontournable de la science-fiction ainsi qu’un classique de la littérature post-guerre américaine, est un livre génial, au sens-propre du terme. Montag, le pompier rebelle et résistant tente de sauver le peu d’humanité d’une société américaine ultra-consommatrice dans laquelle lire, se cultiver, s’intruire est interdit et réprimé par le feu. Addictif car magnifiquement écrit, Fahrenheit 451, un roman indéniablement marqué par le pessimisme ambiant de l’après-guerre, se doit d’être lu par tous. A la fois facile à lire et sujet à de nombreuses réflexions, le roman phare de Bradbury est tout simplement incontournable.

 Les Chroniques Martiennes sont elles-aussi indispensables à lire mais, peut-être, un peu trop orienté science-fiction pour certains. Recueil de nouvelles publiés dans divers magazines entre 1945 et 1950, ces petites histoires, n’en formant en fait qu’une seule, se déroulent, comme l’indique le titre, sur la planète rouge. Au 21ème siècle, l’humanité parvient à rallier la Terre et Mars par fusée. Mais sur cette planète existe déja une civilisation, dotée d’étranges pouvoirs… Dans un imaginaire spatial merveilleux, Bradbury conte les déboires des premières rencontres entre hommes et extraterrestres. A travers la civilisation martienne, l’écrivain américain dépeint en fait la société occidentale, et tout ses vices… Écrites poétiquement, ces Chroniques Martiennes ont contribué à donner ses lettres de noblesse au genre de la science-fiction, aujourd’hui considérée comme une littérature à part entière.

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